(Photo aimablement confiée par Christian Gresset)
En 1928, Jean Dufourg remet aussi en activité les mines de plomb de Mayres, en Ardèche, et celles de Huelgoat-Poullaouen, dans le Finistère, où il bâtit un ensemble de six corons et de huit pavillons pour chefs de service.
Les cités ouvrières de Jean Dufourg
En 1927, Jean Dufourg relance les travaux aux mines de zinc de Saint-Hippolyte-du-Fort, dans le Gard, ainsi qu'à celle de plomb argentifère de la Touche, à Vieux-Vy-sur-Couesnon. Une cité de soixante-douze logements ouvriers et de deux maisons pour chefs de poste est bâtie à Vieux-Vy entre 1927 et 1929, inspirée de celle de Trémuson.
Avec l'achat, en juillet 1928, de Pont-Péan où il va bientôt construire une nouvelle cité à l'image de celle de Vieux-Vy, Jean Dufourg détient l'ensemble des grandes mines de plomb de Bretagne.
En 1930, la Société des Mines de Zinc de Saint-Hippolyte-du-Fort, fondée par Joseph Dufourg en 1911, devient Les Métalliques Françaises (Métalfra), avec sous sa coupe les mines de Saint-Hippolyte-du-Fort (Gard), Trémuson (Côtes-du-Nord), Vieux-Vy-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), Huelgoat-Poullaouen (Finistère), Villefort (Lozère) et Mayres (Ardèche). L'autorisation est accordée par un décret du 18 avril 1931, publié au Journal Officiel du 24 avril (page 4495). Mais la Société Bretonne d'Études Minières et d'Exploitation des Mines de Pontpéan, qu'administre Jean Dufourg, garde son autonomie et reste la concessionnaire de Pont-Péan.
En 1929, un nouveau chevalement métallique
vient coiffer le puits de la République.
Le 14 novembre 1912, Joseph Dufourg, le père de Jean, rachète la concession des mines de plomb argentifère de Trémuson, près de Saint-Brieuc. Le 30 juin 1914, il obtient l'autorisation de les exploiter mais les travaux sont interrompus par la guerre et ne reprennent qu'en 1922.
Jean et Augustin Dufourg remplacent leur père en 1923 et effectuent d'importants aménagements pour mettre le site en valeur. Ils construisent une laverie en 1924 et une fonderie en 1925. Durant ces deux années, ils édifient à Trémuson un "bourg minier" de soixante-dix-neuf pavillons et quinze corons de douze pièces chacun. Chaque pavillon est monté en seulement deux semaines… Trente-trois autres maisonnettes sont construites à quelques kilomètres de là, à la Ville-Ahlen.
La promesse de résultats très rémunérateurs
En 1910, la Société des Mines de Poullaouen, concessionnaire des mines de Pont-Péan depuis 1907, change de nom après avoir échangé la concession de Poullaouen contre celles de Faucon-l'Argentière et de La Môle (Var). Elle devient la Société Minière de Cogolin. C'est cette Société Minière de Cogolin qui, en janvier 1917, cède la concession de Pont-Péan à la Société Bretonne d'Études Minières, la vente ne comprenant que les droits sur le sous-sol. La mutation de propriété est autorisée par un décret du 6 juillet suivant. En 1928, la Société Bretonne d'Études Minières modifie ses statuts et prend le titre de Société Bretonne d'Études Minières et d'Exploitation des Mines de Pontpéan. Jean Dufourg, nommé administrateur unique lors de l'assemblée générale du 18 juin, achète immédiatement un ensemble de terrains et de bâtiments à la famille Delambre afin de relancer l'exploitation minière. Il présente l'opération comme "une affaire particulièrement brillante qui, disposant d'un capital suffisant, bien conduite techniquement, bien gérée financièrement, menée avec la plus grande prévoyance, doit, avant deux ans, réserver les avantages les plus substantiels" [notice du 25 mai 1928].
L'apparence d'une reprise
"La Bretagne approvisionnait de plomb et d'argent la Gaule et la Rome des Empereurs. Elle pourra demain prétendre à reconquérir ses privilèges d'antan."
(Auguste PAWLOWSKI - 1929)