La ferme de la Rivaudière.
(Photo des années 1970)
La propriété de la Clôture est constituée de trois parties. Il y a d'abord le Logis, maison de retenue, avec son écurie, sa remise et ses terres. Il y a la Métairie, avec ses maisons d'habitation et d'exploitation, ses jardins, terres labourables, pâtures et prairies. Il y a enfin la petite ferme de la Rivaudière, composée d'une habitation, d'un jardin et de dépendances, de terres labourables, prairies et parcelles "détachées de la lande de Teslé".
La Société des Mines de Pontpéan achète la Clôture
Joseph Cadieu veut que sa nièce vende la propriété de la Clôture afin d'honorer des engagements de son épouse et qu'elle consacre le surplus à des œuvres de charité. Le 14 juillet 1858, la vente est consentie pour cinquante mille francs. Quinze mille francs seront remis à Mme Thétiot du Demaine pour financer de bonnes œuvres. L'acquéreur, Aristide Coüannier, agit en qualité de gérant de la Société des Mines de Pontpéan.
Quelques terres léguées à la famille
Des deux frères de Joseph Cadieu, seul Marie Joseph Clément est encore en vie en 1858. Il hérite des fermes de la Basse et de la Haute Neuville. Léocadie Deshayes reçoit celle de l'Ourme, à condition de verser quatre mille francs à Julie Marosse, en récompense de ses soins et de sa fidélité.
Joseph Cadieu lègue sa maison du bourg de Domagné aux Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul, à condition que leur communauté y établisse une succursale. Pour en assurer l'entretien, il lègue aussi à cette communauté ses fermes du bourg, de la Basse Frenouse et celle attenante à son jardin. Enfin, il fait don de la ferme du Fresne au bureau de bienfaisance et de celle du Petit Mouligné à la "fabrique" de Domagné, l'assemblée paroissiale chargée de gérer les biens de l'église. Au total, ce sont près de deux cent mille francs que Joseph Cadieu lègue ainsi à sa paroisse d'origine.
L'abbé Maréchal, envoyé en 1878 à Domagné avec mission d'y rebâtir une église, écrira : "Je trouvai en caisse deux mille francs et la ferme de Moulinier, donnée dans ce but par M. Cadieu, insigne bienfaiteur de la paroisse".
En 1888, la construction terminée, le cardinal Place rappellera les "bienfaits" de Joseph Cadieu lors de la cérémonie de consécration de la nouvelle église.
Le propriétaire de la Clôture de Pont-Péan possède aussi huit fermes et une maison à Domagné, sa commune natale.
(Carte des Cassini, 1785-1787)
La nouvelle église de Domagné.
"Insigne bienfaiteur" de la paroisse de Domagné
Trois testaments
En 1854, quelques semaines après le décès de son épouse, Joseph Cadieu rédige un premier testament en faveur de sa domestique, Julie Marosse. Il lui lègue alors une rente de trois cents francs, ainsi qu'un "petit ménage".
En 1858, deux mois avant sa mort, il précise ses intentions dans deux autres testaments. Aucun de ses enfants ne lui ayant survécu, il veut consacrer la majeure partie de sa fortune à des "œuvres de piété et de charité". Il choisit pour légataire universelle sa nièce Léocadie Deshayes, épouse de Louis-Guy-Marie Carron.
Les legs de Joseph Cadieu