1903
• 26 mars : Assemblée générale extraordinaire où Jean Claude Gollion s’inquiète de l’insuffisance des moyens d’épuisement des eaux et demande les crédits qui permettraient d’acquérir de nouvelles pompes. Jean François Gicquel, président du conseil d’administration et créancier de la mine, refuse et le congédie. Il est remplacé par Maurice Jeantet, directeur des mines de la Touche, à Vieux-Vy-sur-Couesnon.
• 31 mars : Faillite de la banque Gicquel.
• 1er avril : Arrestation de Jean François Gicquel.
• 6 avril : Mise en liquidation judiciaire de la société des mines de Pont-Péan.
• 9 juillet : Condamnation de Jean François Gicquel pour détournement de fonds et abus de confiance.
• 28 octobre : Reprise de l’activité avec une société reconstituée. Émission de nouvelles actions.
• Société Transmission, Transport et Traction
1904
Le puits de la République s’enfonce à 595 m sous terre. C’est le plus profond des puits de Bretagne.
• 2 avril : Un violent afflux d’eau, de l’ordre de cinq mille litres par minute, ne peut être jugulé. Puits et galeries sont peu à peu submergés.
• 12 avril : Arrêt total de l’extraction de minerai pour remplacer les cages par des bennes à eau. Mais l’exploitation souterraine ne reprendra pas et un millier d’ouvriers vont être bientôt réduits au chômage.
• 16 mai : Assemblée générale extraordinaire où les actionnaires décident la mise en liquidation amiable.
• 14 juin : Adjudication de la mine à la société Transmission, Transport et Traction.
• 4 août : Georges Delambre, représentant de Transmission, Transport et Traction à Pont-Péan déclare à la préfecture l’abandon imminent des travaux.
• 8 août : Arrêt de la machine d’épuisement. Georges Delambre et un ouvrier mécanicien, maintenus dans un bureau par une cinquantaine d’ouvriers menaçants, sont délivrés par les gendarmes. Les machines seront bientôt démontées et mise en vente.
1905
Le 14 juin, la société Transmission, Transport et Traction est déchue de la concession.
• Société des minerais et produits chimiques de Pontpéan
1907
• 19 mars : Georges Delambre achète la maison des directeurs, les maisons ouvrières, fermes, et terrains de culture ayant appartenu à la mine.
• 23 mai : Léon Delambre, frère de Georges, achète les bâtiments et terrains ayant servi à l’exploitation, ainsi que la maison du docteur de la mine.
• 25 juin : La toute nouvelle Société des Mines de Poullaouen, fondée en 1906 et administrée par Maurice Jeantet (ancien directeur de Pont-Péan), achète la concession.
Les frères Delambre décident d’installer une nouvelle laverie pour traiter les boues des bassins de décantation.
1908
• 11 février : le ministre des Travaux publics rapporte l’arrêté de déchéance, mais la Société des Mines de Poullaouen ne reprendra pas l’exploitation.
• Avril : L’abbé Julien Gosselin, recteur de Saint-Erblon, est contraint à démissionner car il a, par hasard, déterré le seul paroissien (Jean-Hippolyte Courtois, ancien maire et conseiller général) qui reposait encore, étonnamment, dans l’ancien cimetière désaffecté. Sur sa demande, il est nommé « chapelain de la mine ». Les frères Delambre mettent à sa disposition l’ancien vestiaire des mineurs qu’il transforme en chapelle, avec un clocher.
1910
• Léon Delambre crée une usine de production d’acide sulfurique et de superphosphates.
• La Société des Mines de Poullaouen devient Société Minière de Cogolin après avoir échangé la concession de Poullaouen contre celles de Faucon-l’Argentière et de La Môle (Var).
1912
Création par Léon Delambre de la Société des Minerais et Produits Chimiques de Pontpéan (statuts établis le 1er mars). Émission de 12 000 actions de 100 francs.
1917
En janvier, la Société Minière de Cogolin cède la concession de Pont-Péan à la Société Bretonne d’Études Minières, sans aucun terrain ni installation de surface.
• Société Bretonne d’Études Minières et d’Exploitation des Mines de Pontpéan
1928
La Société Bretonne d’Études Minières modifie ses statuts et devient la Société Bretonne d’Études Minières et d’Exploitation des Mines de Pontpéan. Le 18 juin, Jean Dufourg est nommé administrateur unique. Il achète un ensemble de terrains et bâtiments à la famille Delambre et entreprend la construction d’une vaste cité ouvrière, inspirée de celle qu’il a construite à Vieux-Vy-sur-Couesnon en 1927. Il va aussi mettre en place un nouveau chevalement sur le puits de la République et de puissantes machines électriques.
1929
• Prospections dans la partie Sud de la concession.
• Émission de 200 000 actions de 100 francs, de bons et bientôt d'obligations qui porteront alors le capital de la société à 40 millions de francs (soit environ 22 millions d'euros actuels).
1930
• La Société des Mines de Zinc de Saint-Hippolyte-du-Fort devient Les Métalliques Françaises (Métalfra), regroupant presque toutes les mines possédées par la famille Dufourg (Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard, Trémuson dans les Côtes-du-Nord, Vieux-Vy-sur-Couesnon en Ille-et-Vilaine, Huelgoat-Poullaouen dans le Finistère, Villefort en Lozère et Mayres en Ardèche). Seule la Société d’Études Minières et d’Exploitation des Mines de Pontpéan, qu’administre Jean Dufourg, garde son autonomie.
• Les travaux sont arrêtés à Saint-Hippolyte-du-Fort, à Vieux-Vy-sur-Couesnon et au Huelgoat en 1930 (concurrence espagnole et chute du cours des métaux).
1931
• En janvier, les travaux sont arrêtés à Mayres et Trémuson.
Jean Dufourg déclare le moment particulièrement favorable pour une reprise immédiate de l’exploitation de Pont-Péan.
• 2 mars : Début du dénoyage de la mine de Pont-Péan.
• 13 juin : Pose de la première pierre de la laverie.
1932
• 19 février : Coupure de l’électricité en raison de factures impayées (plus de 400 000 francs), chute mortelle de Fernand Roulland dans le puits du Midi et suspension des travaux. Fin du dénoyage.
• 22 juillet : Faillite de la société.
1933
• Avril : vente des maisons de la cité ouvrière.
• 15 juin : Acquisition de la concession, des terrains et des installations de surface par Émile-Albert Marion, au nom d’une société en formation, la Compagnie des Mines de l’Ouest.
1934
• 15 mars : Condamnation de Jean Dufourg pour infraction aux lois sur les sociétés, escroquerie et abus de confiance.
• 12 juillet : Confirmation du jugement par la cour d’appel de Rennes.
• Compagnie des Mines de l'Ouest
1935
11 août : Un décret autorise la mutation de la concession au profit de la Compagnie des Mines de l’Ouest.
1937
Atelier de traitement des résidus miniers très fins, les schlamms (usine de flottation).
1939-1945
La Compagnie des Mines de l’Ouest conclut un marché avec l’armée britannique qui vient enlever du sable à la mine, jusqu’en juin 1940, pour les travaux de terrassement de l’aéroport de Saint-Jacques-de-la-Lande.
Les Allemands prennent ensuite le relai, pour réparer les pistes bombardées.
1941
Août : arrêt de l’activité de l’usine de flottation et vente de matériel.
1944
24 juin : la mine est bombardée par l’aviation alliée.
1945
Jean Dufourg a pris la direction de la Compagnie des Mines de l’Ouest et veut relancer des travaux à Pont-Péan.
1951
En janvier, nouvelle usine de flottation, occupant trente-cinq ouvriers.
1955
• 14 avril : La Compagnie des Mines de l’Ouest informe le personnel que l’épuisement du stock de schlamms l’oblige à se séparer de cinquante-sept ouvriers.
• 30 avril : Licenciement collectif.
1958
Le BRGGM (Bureau de recherches géologiques, géophysiques et minières) accepte de s’intéresser aux recherches pour évaluer le potentiel de la concession.
1959
Abandon des recherches. La Société Anonyme pour la Construction et l’Entretien des Routes (SACER) achète les sables et graviers de « la butte » (terril) qu’elle utilise comme matériaux routiers dans la région rennaise.
• SAPEM
1962
Dissolution de la Compagnie des Mines de l’Ouest après son absorption par la Société Armoricaine de Prospection et d’Exploitation Minière (SAPEM).
1974
Charles Pavot, directeur général de la SAPEM (devenue Société d’Aménagements Portuaires, d’Entreprises et de Mines en 1966) demande à renoncer à la concession. L’administration lui demande d’exécuter d’abord des travaux de remise en état pour assurer la sécurité publique. La SAPEM refuse.
1981
11 mars : Un arrêté du préfet d’Ille-et-Vilaine met en demeure la Compagnie des Mines de l’Ouest et la SAPEM d’exécuter conjointement les travaux de sécurité.
1982
28 octobre : Le Tribunal Administratif de Rennes annule l’arrêté préfectoral.
1985
• 10 mai : Le Conseil d’État annule le jugement du Tribunal Administratif.
• 15 novembre : Le bâtiment des bureaux est inscrit au titre des monuments historiques.
1987
Début des travaux de mise en sécurité.
1992
Le 24 juin, un arrêté ministériel met fin à la concession (Journal Officiel du 3 juillet 1992).
1996
La municipalité de Pont-Péan achète le terrain du puits du Midi.
1997
La municipalité de Pont-Péan achète le bâtiment des bureaux et le met hors péril.
1999
Fin des travaux de mise en sécurité.
2003
Inauguration de l’espace Beausoleil.